LES POINTS ESSENTIELS
À retenir
- Nommer une tâche et un public précis.
- Fournir les faits utiles et signaler les inconnues.
- Définir un résultat vérifiable avant d’itérer.
À ADAPTER À VOTRE BESOIN
Tâche : prépare [le livrable]. Public : [personnes et connaissances supposées]. Contexte : [situation et objectif]. Faits autorisés : [éléments vérifiés]. Contraintes : [longueur, ton, éléments hors périmètre]. Format : [rubriques ou structure attendue]. Si une information manque, signale-la sans l’inventer. Termine par les questions indispensables.
Remplacez les éléments entre crochets, puis vérifiez la réponse obtenue.
Commencer par le travail à accomplir
Formulez une action précise : comparer, extraire, reformuler ou préparer un brouillon. « Aide-moi avec mon site » laisse ouvertes trop de possibilités. « Prépare la structure d’une page présentant notre service de maintenance aux responsables d’atelier » indique déjà un livrable et un public.
Une demande peut comporter plusieurs étapes, mais elles doivent servir un objectif identifiable. Si vous mélangez recherche, stratégie, rédaction et publication dans une phrase, le modèle risque de choisir lui-même les priorités. Séparez ce qui doit être analysé de ce qui doit être produit.
Fournir les éléments qui changent la réponse
Le contexte utile décrit l’activité, le lecteur, la situation et la matière de départ. Ajoutez les faits nécessaires, puis indiquez ce qui manque. Une contrainte inconnue ne doit pas être remplacée par une invention plausible.
Pour un texte commercial, précisez le service réellement proposé et les preuves disponibles. Pour une analyse, fournissez les données et leur période. Le modèle n’a pas besoin de toute l’histoire de l’entreprise si seuls le public et le périmètre modifient le livrable. La sélection du contexte fait partie du travail de formulation.
Décrire le format et les limites
Indiquez la longueur, les rubriques et les éléments exclus. « Un plan de cinq sections avec leur objectif et les informations à réunir » est plus vérifiable que « un bon plan ». Ajoutez les règles de précision : ne pas inventer de chiffres, signaler les informations absentes et distinguer proposition et fait fourni.
Évitez cependant de multiplier les contraintes contradictoires. Une réponse exhaustive, très courte, très détaillée et sans liste ne sera pas toujours possible. Classez vos exigences pour permettre un arbitrage. Le format doit aider à utiliser le résultat, pas seulement lui donner une apparence ordonnée.
Un exemple avant et après
Demande vague : « Fais une page qui vend notre CRM. »
Demande cadrée : « Prépare le plan d’une page CRM destinée à une PME de services. Le produit centralise contacts, demandes et relances ; aucune fonction de facturation n’est prévue. Donne cinq sections, avec pour chacune un titre, l’objectif du lecteur et les preuves à fournir. Ton direct, sans promesse chiffrée. Si une information manque, termine par trois questions. »
La seconde version ne garantit pas un résultat parfait. Elle fournit surtout des critères pour repérer un écart : fonction inventée, public oublié ou preuves remplacées par des affirmations.
Relire puis améliorer une seule chose
Vérifiez d’abord le respect de la tâche et des faits. Corrigez ensuite le niveau de détail ou le ton. Une consigne de suivi peut nommer le problème : « La section trois suppose un module de facturation absent ; remplace-la par le suivi des relances. »
Conservez les versions qui fonctionnent avec leur contexte d’usage. Un prompt est réutilisable lorsqu’une autre personne sait quelles données fournir et comment évaluer le résultat. Sa valeur se juge dans le travail accompli, pas à sa longueur ni au nombre de rôles impressionnants qu’il attribue au modèle.
Sources et ressources
Les références soutiennent les faits ou méthodes cités ; les analyses et recommandations sont celles du journal Site en Or.
